Chers primitifs (article paru dans Info Chiens de mars-avril 2017)

Les chiens dits « primitifs » : des animaux qui fascinent, intriguent et suscitent le débat. Mais qui sont-ils au juste ? Les quelques races classées comme telles par les institutions cynophiles ? Ou, par-delà les catégorisations reconnues, des chiens marqués par une ancestralité, une manière de se comporter, de communiquer, d’être au monde ? De nombreuses questions surgissent dans la foulée : à qui sont-ils destinés ? Quelle éducation leur convient ? Et qu’en disent les passionnés qui les élèvent ou vivent à leurs côtés ? Eléments de réponses.

Carnac Namasté d'Emozioni Breizh photo Maurice Eisenblaetter

Carnac Namasté d’Emozioni Breizh, dit Namasté, chien-loup de Saarloos, à Marie Perrin (Photo Maurice Eisenblaetter)

La Fédération cynologique internationale (FCI) regroupe les chiens dits primitifs dans les sections 6, 7 et 8 du cinquième groupe (type primitif, type primitif de chasse, type primitif de chasse avec crête sur le dos). Soit 11 races sur les 47 répertoriées dans ce groupe. Seraient ainsi « primitifs » le basenji, le chien de Canaan, le chien du pharaon, le xoloitzcuintle, le chien nu du Pérou, le podenco canario (chien de garenne des Canaries), le podenco ibicenco (podenco d’Ibiza), le cirneco dell’Etna, le podenco Portugues (chien de garenne portugais), le chien de Taïwan et le thaï ridgeback dog (chien thaïlandais à crête dorsale). Ces 11 races partageraient certaines caractéristiques : leur ancienneté (le chien nu du Pérou serait millénaire), un façonnage humain minimal, des spécificités comportementales typiques.

Du groupe 5 (FCI) à d’autres groupes

Néanmoins, par-delà cette classification, de nombreuses races sont couramment dites « primitives », qu’elles appartiennent au groupe 5 ou pas. La plupart des propriétaires d’akitas inu, de shibas inu, de chiens finnois de Laponie et de laïkas (groupe 5, mais sections non primitives), ou de chiens-loups de Saarloos (groupe 1) pour ne citer que quelques races, s’entendront généralement pour qualifier leurs compagnons de « primitifs ». Le font-ils à tort ou à raison ? Et quels dénominateurs communs pourrait-on trouver à toutes ces races ?

Nyméria

Anver Nuri Zhiya Zhalisa, dite Nyméria, podenco ibicenco, à Jennifer Ribeiro (photo Jennifer Ribeiro)

Du côté du vocabulaire

Il faut d’abord s’interroger sur le sens de cet adjectif. Selon le dictionnaire, «primitif» signifie «qui est à son commencement, à son origine». Il sert notamment à désigner «un peuple ayant conservé un mode de vie archaïque». Généralement, les amateurs de chiens primitifs mettent ainsi en avant l’ancienneté de leur race d’élection. Le basenji, petit chien de chasse africain originaire du Congo, existerait depuis des milliers d’années. Et le chien de Canaan est décrit comme un chien « paria », dont l’«évolution n’a pas été contrôlée et dirigée par l’homme» et qui vivrait encore «en état semi-sauvage en marge de la société dans son pays d’origine» (source Wikipedia).

De la même façon, le lévrier de pharaon, originaire de Malte, viendrait d’Egypte antique, et la présence du chien nu du Pérou serait attestée anciennement, sur des céramiques de la culture précolombienne moche (entre les 1er et 7e siècles de l’ère chrétienne). Quant au thaï ridgeback, chien de type «paria», on aurait trace de son existence dès le 17e siècle.

L'YoshiGo De L'Eden Des Shokou

L’Yoshigo de l’Eden des shokous, akita inu, à Alexandre Torok (photo Alexandre Torok)

Mais si l’on sort des sections 6, 7 et 8 du groupe 5, et que l’on prend l’akita inu par exemple, on retrouve également l’ancienneté affichée de la race, puisque qu’il aurait été utilisé comme chien de combat dès le début du 17e siècle au Japon. Le malamute est lui aussi décrit comme «l’un des plus anciens chiens de traineau de l’Arctique», tout comme le husky, qui serait «apparu 2000 ans avant J.-C. auprès des Tchoutkes, peuple d’origine paléosibérienne» (source Wikipedia). Il en va de même du shiba inu, que l’on dit ancestral et qui aurait failli disparaître au début du 20e siècle.

Pour résumer, la sélection humaine se serait peu exercée sur les races dites «primitives», et leur longue histoire permettrait d’imaginer une sorte de pureté originelle faisant défaut aux autres races. Les sujets de ces races auraient conservé leurs aptitudes naturelles et subi finalement peu de modifications.

Mythe ou réalité ?

Si l’on remonte le temps, l’on trouve bien des chiens primitifs. Ils accompagnaient les êtres humains à la Préhistoire, au Paléolithique. Ces chiens premiers se sont agrégés aux groupes d’Homo sapiens bien avant toute domestication et toute emprise de l’être humain sur les animaux via l’élevage et la sélection. Ces chiens-là ne sont bien évidemment plus qu’un lointain souvenir. L’on ne peut finalement que les fantasmer à travers des races que l’on pense plus anciennes que d’autres. Mais même pluri-centenaire, voire millénaire, une race de chien reste récente au regard de la domestication canine.

Jeux de shibas Gion Corner Audrey Morcel

Groupe de shibas inus, élevage Gion Corner (photos Audrey Morcel)

Car de toute façon, quoi que l’on puisse dire, toutes les races canines (la FCI en reconnaît quelque 350) sont des créations de l’être humain. La cynologie, qui prend son essor dans la seconde moitié du 19e siècle en Angleterre et en Irlande, permet de sélectionner les reproducteurs et de fixer des caractéristiques raciales. Les débuts de la sélection sont plus anciens, mais elle s’accélère à partir de cette époque. Les chiens de races sont tous des animaux élevés et façonnés par l’être humain, des animaux dans lesquels, inévitablement, le «primitif» s’efface. Ajoutons que presque toutes les races sont actuellement concernées, ou menacées, par des phénomènes d’hypertype, de consanguinité et de pathologies diverses et variées, même si le basenj, le chien de Canaan, le podenco ibicenco, par exemple, sont bien moins impactés par le phénomène que le husky, le malamute ou l’akita inu.

L’on peut même aller plus loin. Un article paru en 2004 dans la revue « Science » relate une analyse génétique portant sur 85 races de chiens*. Lorsqu’ils ont comparé l’ADN des sujets de toutes ces races au loup, les scientifiques en ont trouvé 8 qui étaient plus proches génétiquement de leur ancêtre que les autres, donc plus « primitifs » : le shar-peï, le shiba inu, le chow chow, l’akita, le husky, le malamute, le lévrier afghan et le saluki. Et génétiquement parlant, deux races classées dans les primitifs par la FCI, le chien de pharaon et le podenco d’Ibiza, se sont avérées être des races récentes, créées pour ressembler aux chiens des temps anciens.

Pazu

Lipazu of Nordic Island, dit Pazu, berger islandais, à Cloé Baugard (photo Erwan Goudeau)

Les chiens parias : des vrais primitifs ?

S’il devait encore exister des « vrais » primitifs, peut-être les trouverait-on du côté des chiens parias, des dingos australiens, des groupes de chiens errant à proximité des villages humains dans d’autres contrées que les nôtres. Ces chiens éboueurs, libres, sans maîtres, qui survivent grâce aux déchets produits par l’homme, seraient-ils l’archétype du chien primitif ?

On peut éventuellement le postuler, mais il convient néanmoins de nuancer cette assertion, car un grand nombre de ces chiens parias sont des animaux marron, c’est-à-dire des chiens domestiques, parfois de race, revenus à la vie sauvage, ou semi-sauvage.

Des particularités comportementales ? Peut-être la bonne piste pour qualifier un chien de « primitif ».

Les amateurs de chiens primitifs mettent généralement en avant certaines propriétés comportementales : une faible néoténie, une grande capacité à communiquer, une (grande) indépendance, une certaine méfiance. Les primitifs sont souvent décrits comme têtus, autonomes et indépendants, n’obéissant pas de manière aveugle mais avec discernement. L’on dit d’eux qu’ils ont besoin d’un leader plutôt que d’un maître, et qu’ils n’obtempèrent qu’en pleine confiance, ce qui nécessite qu’un lien d’excellente qualité se tisse avec leur humain. Avec eux, les méthodes coercitives sont vouées à l’échec, abîmant et détruisant parfois de manière irréversible la relation chien-humain. L’on parle aussi de leur caractère bien trempé, de leurs instincts marqués, qui les rendent aptes à la survie, de leur robustesse physique et psychique. La plupart d’entre eux seraient d’excellents prédateurs, avec une séquence comportementale complète, disposant de tous les patrons moteurs* permettant une chasse réussie et, partant de là, une vie autonome, sans humain.

Du côté du comportement toujours, certains ne supportent pas du tout la solitude, ont une adolescence et une entrée dans l’âge adulte parfois assez tardives, et surtout très mouvementées (c’est le moment où leur bagage génétique revient soudain en bloc). Là où les sujets de certaines races doivent impérativement vivre en groupe pour être équilibrés, d’autres en revanche ne supportent pas du tout les congénères du même sexe, ou sont très susceptibles dans leurs relations aux autres chiens. Enfin, la plupart des chiens dits « primitifs » sont considérés comme d’excellents communicants, maîtrisant parfaitement bien le langage canin. Leur morphologie, généralement très « canine » (hormis le fouet enroulé pour certaines races), allant dans le sens de cette aptitude à communiquer. Quant à l’aboiement, dont on dit souvent qu’il est né de la proximité du chien avec l’être humain, il fait défaut à certains « primitifs » (le basenji par exemple n’aboie pas, ou peu).

Eté et Nyméria

Anver Nuri Zhiya Zhalisa, dite Nyméria, podenco ibicenco, et Le Vent gris d’été de Sibirska Utopia, dit Eté, chien-loup de Saarloos, à Jennifer Ribeiro (photo Jennifer Ribeiro)

Quels propriétaires ?

La plupart des primitifs sont des chiens qui ne pardonnent pas l’à-peu-près, qu’il faut éduquer avec doigté, parfois même apprivoiser, avec lesquels on doit apprendre à cohabiter pacifiquement. Si certaines races sont aptes à un certain type de travail – troupeau, chasse, tractage de traineaux -, d’autres ne sont d’aucune « utilité », hormis tenir compagnie à des humains désireux d’avoir, auprès d’eux, dans leur vie, des « morceaux de nature » à l’état brut.

De fait, ces chiens souvent rustiques ne sont pas à mettre entre toutes les mains. La plupart des propriétaires et des éleveurs insistent sur les difficultés que peuvent rencontrer un néophyte, quelqu’un qui ne disposerait pas d’assez de temps, ou qui ne serait pas prêt à s’adapter aux spécificités de ces chiens-là.

groupe de shiba Gion Corner Audrey Morcel

Groupe de shibas inus, élevage Gion Corner (photo Audrey Morcel)

Du côté des éleveurs, la socialisation et la familiarisation doivent être optimales, menées avec soin. Un travail poursuivi par les adoptants, toujours dans le respect des capacités du chiot (de cet individu, de cette race-là). Les plus endurants, les plus toniques auront besoin de maîtres sportifs, prêts à partager quotidiennement avec eux de longues heures en extérieur, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente. Les plus « réservés » nécessiteront qu’on ne prenne pas ombrage de leur comportement, qu’on se fasse à l’idée de ne pas pouvoir les emmener partout, de ne pas avoir un chien « tout à fait comme les autres ». Selon les races, un environnement urbain ne sera pas forcément l’idéal, non plus qu’une cohabitation forcée avec des chats, chevaux, vaches ou lapins.

En résumé, vivre auprès d’un primitif ne s’improvise pas. Pour combler ses besoins, être heureux avec lui et faire son bonheur, il faut être un maître prévenant, compétent, prêt à se remettre en cause, voire à se faire accompagner par des professionnels. C’est à ce prix-là seulement que le primitif laissera entrevoir tout ce dont il est capable. Car choisir un primitif comme compagnon, n’est-ce pas avant tout opter pour un mode de vie ?

Marie Perrin

* Heidi G Parker et al, « Genetic Structure of the Purebred Domestic Dog », Science, 2004.

* Un patron moteur est un comportement génétiquement prédéterminé, qui n’a as besoin d’apprentissage pour s’exprimer, mais est autorenforcé et se perfectionne par l’expérience. Les patrons moteurs de la prédation sont la fixation visuelle, la traque, la poursuite, la capture, la mise à mort, l’ingestion. 

Et les chiens-loups, qu’ils soient de Saarloos ou tchécoslovaques ?

Les chiens-loups sont classés dans le groupe 1 de la nomenclature FCI, celui des chiens de berger, très certainement en référence aux bergers allemands qui ont permis de créer les deux races, Saarloos et tchécoslovaque. Celles-ci ont été obtenues au siècle dernier par hybridation de bergers allemands et de loups (ou louves). Le chien-loup tchécoslovaque est une création militaire de l’ex-Tchécoslovaquie, le chien-loup de Saarloos le fruit du travail d’un particulier néerlandais, monsieur Saarloos (d’où son nom).

Peut-on les qualifier de primitifs ? Pas si l’on se réfère à l’ancienneté de la race, puisque les premiers sujets sont nés au milieu du 20e siècle. Mais si l’on se réfère au loup, dont le sang coule encore dans leurs veines, alors oui, évidemment. Et si l’on évoque leurs spécificités comportementales, on peut également affirmer que l’on est face à de vrais primitifs, surtout le chien-loup de Saarloos. Les Saarloos sont en effet de grands communicants, des chiens robustes, à la morphologie parfaitement adaptée à la communication et à la survie, présentant une très faible néoténie et une prédation affirmée. Autant de caractéristiques qui les rendent extrêmement « primitifs ». Ils sont par ailleurs intolérants à la solitude, et ont viscéralement besoin de vivre avec un ou des congénère(s). Chez certains sujets, assurément, le sauvage n’est vraiment pas loin !

 

La néoténie

Le chien s’est agrégé aux groupes humains dès la préhistoire, bien avant toute autre domestication. Les chiens seraient issus de loups capables de supporter le stress de la proximité avec l’humain. Cette caractéristique hormonale et biologique aurait entraîné toute une série de modifications, notamment l’apparition de caractéristiques néoténiques (morphologiques et comportementales). L’on appelle néoténie la survivance, à l’âge adulte, de traits juvéniles.

L’expérience des renards de Beliaïev illustre l’impact de la domestication sur l’apparence et le comportement d’un canidé. Dès la fin des années 50, en ex-URSS, Dimtri Beliaïev se lance dans une expérience avec des renards argentés. Il sélectionne les individus les plus dociles. En quelques générations, il obtient des renards peu farouches, mais aussi très différents des renards d’origine, avec apparition de traits typiquement canins : couleur du pelage (robe pie), fouet dressé et torsadé, oreilles tombantes, néoténie plus marquée (jeux, vocalises). Les renards de Beliaïev sont devenus très semblables à nos chiens de famille, et ce uniquement en sélectionnant de manière empirique le « gène » de la docilité.

 

   
Paroles de propriétaires et d’éleveurs

Le plus simple, pour mieux comprendre tous ces primitifs, c’est de laisser parler celles et ceux qui les connaissent le mieux. Leurs propriétaires, ou leurs éleveurs. Voici les témoignages de cinq s’entre eux.

Cindy Obitz, propriétaire d’un chien de Canaan, dit avoir été attirée par cette race parce qu’elle n’a « jamais été modifiée par l’homme », qu’il n’y a « pas eu de croisement ». La vie à ses côtés ? De son aveu, « une vraie philosophie ». Quant aux difficultés rencontrées, elles seraient liées au fait « qu’on demande au chien de s’adapter à notre société d’humains ». Elle ajoute que « la période la plus compliquée est celle de l’affirmation du chien durant l’adolescence. Les chiens de Canaan ont une maturation lente, allant jusqu’à 3 ans. C’est une race à gros caractère et il faut le prendre en compte, avec une tendance à l’agressivité envers les congénères ». Autant de raisons de sans cesse se remettre en cause, d’acquérir « des connaissances en comportement canin et d’être accompagné par un professionnel » compétent.

Arnaud et Audrey Sohler, éleveurs de shiba inus sous l’affixe Gion Corner, parlent en ces termes de leur race d’élection : « C’est surtout le caractère affirmé qui nous a séduits. L’indépendance du shiba, ainsi que le fait de devoir apprivoiser le chien. C’est-à-dire mériter sa confiance. » Tout comme Cindy Obitz pour le chien de Canaan, Arnaud Sohler souligne la susceptibilité de leurs chiens autour des diverses ressources. En tant qu’éleveurs, Arnaud et Audrey veillent scrupuleusement à faire « découvrir le monde humain » à leurs bébés. « Il faut leur faire voir un maximum de choses dans les meilleurs conditions. On les habitue aux bruits ménagers, aux bruits de l’extérieur, comme la circulation automobile, aux manipulations, y compris par les personnes tierces. Le tout dans le jeu et avec des friandises ! »

Aurélie Serrault, propriétaire d’un basenji, a quant à elle été attirée par « le physique gracieux, l’absence d’odeur corporelle et d’aboiement et le côté rare » de la race. Peu mise au courant des spécificités comportementales des basenjis, elle évoque le côté « difficile au quotidien », « très tonique, intolérant à la solitude, très destructeur, difficile avec ses congénères et quasiment impossible à éduquer ».

Julia Cloet, vétérinaire, propriétaire de deux chiens-loups de Saarloos et créatrice / webmaster du site Saarloos.dog, a opté pour cette race car elle est « relativement proche du sauvage. Aussi proche qu’une race officielle puisse l’être. Peu modifiée, en comparaison de races miniatures ou brachycéphales ». Son jeune mâle, adopté bébé, « commence à montrer un instinct de chasse bien ancré ». La femelle, une retraitée d’élevage, a « un instinct de prédation +++, y compris sur les petits chiens ». Mais pour Julia, le Saarloos n’est pas une race primitive, elle voit en elle nombre de caractéristiques des chiens du groupe 1 – chiens de berger.

Christian Kauff, propriétaire d’un finnois de Laponie, ou lapinkoïra, a été « attiré par l’aspect physique de la race ». Il insiste sur le fait que « cette race n’est pas du tout faite pour les disciplines canines. Par son caractère, sa morphologie, c’est un berger, éventuellement chasseur, qu’on laisse libre pour garder les troupeaux de rennes, un peu comme le berger d’Anatolie ou le patou ». Il décrit son chien comme « autonome et têtu » et s’est rapidement rendu compte que « les méthodes à l’ancienne n’avaient absolument aucun effet sur lui ». Christian a ainsi appris à laisser le choix à son « Dilou », et s’est aperçu qu’il « avait une idée très précise de ce qu’il voulait faire ».

 

 

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9 réflexions sur “Chers primitifs (article paru dans Info Chiens de mars-avril 2017)

  1. « prêt à se remettre en cause, voire à se faire accompagner par des professionnels » –> qu’on partage sa vie avec n’importe quel chien, ce principe est important (pour moi en tout cas).

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    1. C’est vrai que ça vaut pour tous les chiens. Néanmoins je pense que certaines races ont plus que d’autres la capacité de forcer leurs humains à se remettre en cause, et rapidement (sinon catastrophe). Ensuite, il y a bien évidemment une question d’individu « chien ». Tous les saarloos (pour parler de la race que je connais le mieux) ne sont pas identiques, certains sont plus félins que d’autres, donc forcément plus complexes à appréhender.
      Mais oui, néanmoins, la plupart des maîtres devraient être prêts à se faire accompagner et à remettre en cause leur vision pré formatée pour s’adapter à l’individu qu’ils ont à leurs côtés.

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      1. Merci pour votre précision.

        Je n’ai côtoyé que deux fois un CLT (le même) lors des balades canines sans laisse que j’organise. J’avoue que les « primitifs », que je trouve très beaux esthétiquement, ne correspondent pas à mes attentes ou plutôt/surtout, mon mode de vie ne correspond pas à leurs besoins.

        À la mort d’un de mes chiens, j’ai failli adopter un CLT (reproductrice d’élevage trop âgée) mais en vous lisant régulièrement ça permet de se rendre compte que ces êtres canins ont besoin d’un mode de vie que je ne peux leurs offrir actuellement.

        Au plaisir,

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  2. Un très bon article ! Propriétaire de Thai Ridgeback Dogs depuis 20 ans, je retrouve tout à fait les traits de caractère décrits .La façon d’aborder ce type de chien est vraiment très particulier et remet en cause tous les beaux principes d’éducation classique. A apprivoiser et à connaitre en profondeur avant de pouvoir de les faire obéir, en respectant sa zone de confort et des instincts très forts de prudence envers l’humain, de prédation envers les animaux et de meute ( grosse tendance à l’hyper-attachement) . J’ai aussi un chien japonais ( kaiken) qui, pour moi, a plus un caractère de chien de chasse, têtu et indépendant, que de primitif. En lisant l’article sur les saarloos, je trouve beaucoup de points communs avec le Thai !

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    1. Merci beaucoup pour ce retour très complet.
      Je pense effectivement que le thaï ridgeback a de nombreux points communs avec le saarloos. C’est d’ailleurs une race qui m’intéresse également à titre personnel. J’avais découvert le thaï lors d’une exposition canine, et en discutant avec l’éleveur, j’avais compris qu’on était sur le même type de comportement que mes CLS.

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      1. Je ne connais pas bien le saarloos mais j’ai cotoyé des CL tchèques, la différence peut-être, c’est que je ne laisserai pas un thai régler leur compte avec d’autres chiens en pensant qu’ils vont s’arranger… une fois qu’un Thai a un chien (du même sexe en genéral) en ligne de mire, surtout s’il sent le chien en face faible, on ne peut pas lui en faire démordre. Ou en tout cas, très difficilement…

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  3. Ayant peu de connaissance sur les chiens (mes compagnons de vie sont plutôt félins), j’ai cependant trouvé cet article fascinant, complet et clair qui me permet de porter un autre regard sur nos amis canins, plus attentif sur qui ils sont. Un peu attristée aussi de constater comment l’être humain ne peut s’empêcher de jouer à l’apprenti sorcier en créant des races diverses pour son seul plaisir. Merci Marie

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